Brise la routine

Le jour se lève, éclairant les visages de la plèbe.
La nuit fut brève, le regard vague scrutant la plaine.
Le liquide noir s’écoulant lentement,
dans nos tasses en porcelaine.
Esclave de notre espace-temps.
Contraint de rejouer chaque jour la même scène.

Le vent souffle, portant le vol des hirondelles.
La brise est douce, la nature vaste priant Cybele.
Le sang rouge s’écoulant abondamment,
dans nos vaisseaux artériels
Affranchi de nos contre-temps.
Libre d’improviser un tableau inhabituel.

Le silence se fait, servant le chant des mammifères.
Le son sera menuet, l’oreille attentive fuyant l’alinéaire.
Le flot bleu s’écoulant vocalement,
dans nos corolles pionnières.
Evadé de nos contrechamps.
Epanoui d’écouter une mélodie hospitalière.

Assis seul face au vent.

Assis seul sur un banc. Les yeux dans le vent.

Les feuilles tombant inlassablement, comme un éternel recommencement.

Triste et résigné, contemplant mon cœur brisé.

Mille et un morceaux éparpillés, comme un puzzle inachevé.

Riant de l’ironie, prit dans la tragédie.

Dans ma tête que des cris, ceux que je pousse pour ma survie.

Perdant foi, noyé dans mon désarroi.

La douleur à raison de moi, me voilà fou alors que je me sentais roi.

Assis, seul sur un banc. Les yeux dans le vent.

Une ombre passe lentement, comme un fantôme drapé de blanc.

La mort vient me chercher, je lui tends ma main crispée.

Chaude et douce au toucher, comme une caresse volée.

Agréablement surpris, je vois que tu me souris.

La mort s’est enfuie, comme le jour chasse la nuit.

Du bout de mes doigts, je te sens si douce que la soie.

Mon cœur reprend vie pour toi. Sois ma reine et je serais ton roi.